
Titre : La Meute du Phénix, tome 08 : Dominic Black
Auteur : Suzanne Wright
Date de parution : 27 novembre 2019
Editeur : Milady
Format : Ebook
Genre : Bit-Lit
Lectorat : Adulte
Nombre de pages : 504
Résumé :
L’âme soeur de Mila s’est unie à une autre femme, et Mila ne peut s’empêcher de le ressentir comme une trahison. Pour aller de l’avant, elle accepte de participer à une union arrangée. Sa rencontre avec Dominic – joueur, séducteur, et terriblement sexy – semble être le remède parfait. Et Dominic, le coureur de jupons invétéré, pour la première fois ne désire plus qu’une seule femme. Mais tandis que des secrets de leurs passés respectifs menacent leur relation naissante, la passion suffira-t-elle à leur assurer un avenir ensemble ?
Avis :
J’ai fini la série, hourra ! Ce dernier tome est à la hauteur des autres, au ras des pâquerettes. Je n’ai pas accroché à l’histoire de fond.
L’intrigue démarre sur une tentative d’assassinat contre Mila, commise par des tueurs à gages. Elle et sa famille soupçonnent qu’il s’agit de faire pression sur son frère Alex, un métamorphe glouton qui vadrouille sans cesse et aurait trafiqué avec des gens peu recommandables. Dominic veut la protéger alors qu’elle peut très bien se débrouiller seule, et la Meute du Phénix n’est là que pour le soutenir, sans rôle à part entière.
J’ai eu l’impression que l’autrice voulait absolument montrer tous les personnages (Phénix, Mercure et Olympus), et finalement elle se perd et surtout elle me perd dans le récit. Dans les scènes de groupe qui réunissent les trois meutes, comme le combat dans la boîte de nuit, je ne savais jamais qui parlait : l’utilisation du pronom « il » a ses limites ! Comme presque tous les loups-garous sont interchangeables, ça n’a pas aidé.
Le sexe est tellement présent qu’il étouffe la romance : je ne trouve pas qu’il y ait de romance à proprement parler. C’est « ça dragouille et paf, sexe ».
Je n’avais pas vraiment accroché à Dominic dans les tomes précédents, et son tome dédié l’a confirmé. Il n’a pas gagné en épaisseur : il boude quand la meute du Phénix se venge de ses blagues salaces en les faisant subir à Mila, sans jamais reconnaître que son comportement n’était pas cool. Plat comme une feuille de papier, et moins utile. Mila, elle, a du potentiel, mais l’autrice ne l’a pas creusée, comme si elle avait déjà la tête dans la saga suivante et bouclait celle-ci par obligation plutôt que par envie profonde.
J’ai d’ailleurs l’impression que l’autrice était déjà passée à ses autres sagas, et qu’elle n’a terminé la Meute du Phénix que pour la finir, sans envie profonde. Pour moi, la série se dégrade à partir du tome 4, qui sort en 2015, l’année où elle lance à la fois la Meute Mercure (2015-2019) et Noir Démon, toujours en cours de publication aujourd’hui. La Meute Olympus suit en 2020. Malgré une éclaircie au tome 5, elle a mené plusieurs séries de front pendant des années, et ça se ressent.
J’ai bien aimé les références au chat de Pallas et au glouton, qui donnent un peu de relief à la famille de Mila. Petite réserve : un père américain chat de Pallas, espèce d’Asie centrale, m’a fait tiquer, même si des origines lointaines pourraient l’expliquer.
Enfin, encore des erreurs dans les noms, toujours chez Milady : c’est blasant, à croire que même les traducteurs en avaient par-dessus la tête de cette série !
Je laisse l’univers de côté et je continue uniquement Noir Démon, que je préfère.
Série terminée :
– tome 01 : Trey Coleman
– tome 02 : Dante Garcea
– tome 03 : Nick Axton
– tome 04 : Marcus Fuller
– tome 05 : Ryan Conner
– tome 06 : Tao Lukas
– tome 07 : Patrick Hardy
– tome 08 : Dominic Black
