
Titre : La Meute du Phénix, tome 05 : Ryan COnner
Auteur : Suzanne Wright
Date de parution : 18 novembre 2016
Editeur : Milady
Format : Ebook
Genre : Bit-Lit
Lectorat : Adulte
Nombre de pages : 475
Résumé :
La plupart des loups solitaires sont dangereux. Mais Ryan Conner doit réviser son opinion lorsqu’il rencontre Makenna Wray, qui consacre sa vie à aider des solitaires en détresse – et qu’elle lui amène un jeune cousin recueilli dans son refuge. Sensuelle et pleine d’humour, Makenna semble prendre plaisir à l’irriter, surtout lorsqu’elle refuse de parler de son passé. Ryan est persuadé qu’elle est son âme sœur – et il est bien décidé à s’unir à elle, même s’il doit pour cela faire preuve de patience. Mais lorsqu’un alpha sinistre commence à tourner autour de la jeune femme, Ryan est prêt à sortir ses griffes…
Avis :
Finalement, je n’ai pas tenu mes mois d’attente — et bien m’en a pris.
Après un tome 4 qui m’avait laissée sur ma faim, j’ai repris la série avec une curiosité prudente. Et ce cinquième tome m’a clairement réconciliée avec la meute du Phénix.
Ryan était jusqu’ici un personnage fantôme. Quelques apparitions, peu de mots — à l’inverse d’un Dominic, par exemple, dont la présence se faisait sentir bien avant son propre tome. Cette discrétion s’avère être une vraie force : on arrive sur ce volume avec juste assez d’impressions pour avoir envie d’en savoir plus. Et Suzanne Wright tient la promesse. Ryan est taciturne, bourru, économe en paroles — il communique davantage par grognements que par phrases construites — et surtout, il a une personnalité distincte. Là où Marcus m’avait semblé interchangeable avec n’importe quel autre héros de romance paranormale, Ryan est clairement lui et personne d’autre. C’est rare dans une série de ce format, et c’est appréciable.
Makenna fonctionne bien face à lui. Ce qui la rend attachante, c’est moins son charme que son altruisme concret : elle consacre son énergie au refuge et aux métamorphes solitaires, ces laissés-pour-compte que personne ne veut approcher. Sa capacité à décrypter instinctivement les grognements de Ryan est un détail savoureux — même si, soyons honnêtes, c’est un peu gros narrativement pour deux personnes qui se connaissent depuis cinq minutes.
Le refuge est le vrai point fort du tome. L’intrigue qui s’y déroule apporte quelque chose de nouveau à la série : l’univers s’élargit enfin au-delà des loups-garous pour embrasser toutes sortes de métamorphes, et la meute du Phénix se mobilise pour des individus extérieurs à son propre clan. L’antagoniste, un alpha qui convoite le refuge pour des raisons particulièrement sordides, donne à l’intrigue une motivation concrète et dérangeante — bien loin du méchant générique des tomes précédents. C’est plus fouillé, et ça se sent.
Un bémol récurrent cependant : le climax. Tome après tome, on se retrouve avec les deux héros simultanément en danger de mort — et tome après tome, la tension tombe complètement à plat. Le contrat de lecture de la romance impose un happy end, tout le monde le sait, et cette mécanique répétitive finit par sonner creux. Ce n’est pas propre à ce tome, mais ça commence à peser.
Les scènes de sexe restent omniprésentes, et j’avoue les subir plus que les apprécier. Ce qui me dérange le plus, c’est leur interchangeabilité : on pourrait en transposer une dans n’importe quel autre tome en changeant juste les prénoms sans que personne n’y voie rien. Pour un personnage aussi distinctif que Ryan dans toutes ses autres interactions, c’est dommage — son caractère bien trempé disparaît complètement dans ces scènes-là.
Point positif notable par rapport au tome 4 : aucune erreur dans les noms des personnages. Ça devrait être le minimum, mais après les coquilles du volume précédent, c’est un soulagement réel.
Un tome solide, qui redonne envie de continuer — sans attendre plusieurs mois cette fois.
La fiche du livre :
Série terminée :
– tome 01 : Trey Coleman
– tome 02 : Dante Garcea
– tome 03 : Nick Axton
– tome 04 : Marcus Fuller
– tome 05 : Ryan Conner
– tome 06 : Tao Lukas
– tome 07 : Patrick Hardy
– tome 08 : Dominic Black
