
Titre : L’Archipel des Numinées, tome 01 : Arachnae
Auteur : Charlotte Bousquet
Date de parution : 1 juin 2012
Editeur : Mnémos
Format : Ebook
Genre : Fantasy
Lectorat : Adulte
Nombre de pages : 345
Résumé :
Des ténèbres des bas-fonds aux éclats de la cour royale, la cité d’Arachnae se livre dans toute son horreur et ses excès… Dans le secret des arcanes du palais se joue une guerre souterraine entre le prince Alessio et les Moires, qui remettent en cause sa légitimité. Dans les riches faubourgs de la ville, une secte démoniaque étend son influence sur l’aristocratie décadente de la cité. Dans le Labyrinthe, quartier sordide où se côtoient la misère et le vice, les autorités retrouvent des corps d’enfants torturés. Afin de résoudre ces crimes en série, la jeune bretteuse libertine Théodora doit s’allier à l’austère capitaine de la milice Tigran Gracci… Se laisseront-ils engluer dans la toile mortelle de la destinée ?
Avis :
Un univers prometteur, une exécution décevante.
Je ne vais pas y aller par quatre chemins : je n’ai vraiment pas aimé cette lecture. Et c’est d’autant plus frustrant que le potentiel était là.
L’univers évoque les cités-états italiennes de la Renaissance — les palais, les factions politiques, les complots de cour, la décadence aristocratique. C’est moi qui fais le parallèle plus que l’auteure qui l’assume vraiment, mais l’inspiration est là en filigrane. De même, les Moires — ces figures mythologiques qui tissent et coupent le fil de la destinée — sont présentes dans l’histoire mais survolées, à peine effleurées. On voit exactement ce que ces deux éléments auraient pu donner entre des mains qui les auraient pleinement exploités. C’est peut-être développé dans les tomes suivants, mais en attendant, c’est une occasion manquée frustrante.
Le découpage du récit est mon principal problème. Le roman s’enchaîne en actions courtes, très courtes — le rythme est dynamique, certes, mais on perd le fil de l’histoire. On court sans jamais vraiment s’installer quelque part, sans jamais prendre le temps de respirer dans cet univers qu’on nous présente pourtant comme riche et complexe. C’est paradoxal : à force de vouloir aller vite, on ne va nulle part.
Les personnages n’arrangent pas les choses. Théodora et Ornella ne m’ont inspiré aucun affect particulier. Je suis restée à distance de leurs aventures, spectatrice indifférente plutôt que lectrice investie.
Je ne lirai pas la suite de cette série — mais je laisserai une autre chance à l’auteure, parce que l’idée de base méritait mieux que cette exécution.
La fiche du livre :
Série terminée :
– tome 01 : Arachnae
– tome 02 : Cytheriae
– tome 03 : Matricia
